F-ESC-5
Le
Général était bien parti sur cette planète
éloignée dans le but de poursuivre sa formation, décor
assez austère, vallées froides le plus souvent
renfermées par le brouillard, peu d’espèces
vivantes répertoriées à la cité des
recherches d'Elato. Cette planète n'a visiblement pas connu
d'intrusion depuis longtemps vu ses faibles équipements en
infrastructure. Peut-être était-ce un choix?
Car
oui, lorsqu'un vaisseau approche de la planète pour se mettre
en phase d'approche pour atterrissage, divers moyens de communication
des plus anciens (la FM) aux plus récents (nuages synthétiques
artificiels à cristaux liquides suspensifs) émettent où
affiche le fameux message suivant:
Terrain militaire - Accès interdit sous peine de représailles
Le
message était bien clair, ne pas approcher! Le message à
lui seul ne suffit pas à retenir de grosses flottes, c'est
pourquoi certains documents classés secret défense
archivés sur Elato faisaient figure de l'importance de
n'implanter qu'un minimum d'activité et de ressources sur
cette planète de nom de code F-ESC-5. Cela devait faire
apparaître une planète vierge à toute sonde
voulant espionner sa surface. Cette planète était donc
bien le lieu idéal pour de retirer des activités
courantes et profiter du calme pour méditer et s'entraîner.
Malgré son grade, le général Alexander
n'a pas voix au chapitre sur F-ESC-5. Cette base est dirigée
par l'un de ses hommes de confiance et a autorité sur toute sa
surface. On pourrait penser à un état dans la
République... Mais le Général souhaitait
conserver cette position comme secrète comme le dossier des
archives d'Elato peut nous le divulguer quelques pages plus loin.
L'accord conclut voulait en effet que personne ne sache ce qui
s'y passe n'y même que le concept de F-ESC-5 n'existait. Des
hommes triés sur le volet par le centre "O" avaient
été sélectionnés afin de partir et
implanter un centre souterrain de recherche et de réparation.
Il devait accueillir les vaisseaux les plus performants en son sein
afin d'y développer de nouvelles armes ou boucliers. Les
vaisseaux sont au préalable vidés de leur équipage
et remorqués par la flotte usuelle jusqu'à l'arrivée
des "Abeilles de l'espace".
Ces Abeilles sont des
vaisseaux de transport rapide ne pouvant emmener qu'une vingtaine de
personne d'équipage que jamais personne de la République
Pacifique n'avait vu, personnes venant en réalité de
F-ESC-5 pour acheminer le vaisseau en toute discrétion vers le
centre. Ces Abeilles étaient escortées en réalité
à distance par les "Frelons de l'océan" pour
s'assurer que personne ne suivait les vaisseaux déroutés.
Les "Abeilles" ainsi que les "Frelons" sont donc
des unités spéciales dont aucun dossier sur Elato
semble faire état, peut-être un jour nous en saurons
plus sur leur activités...
Par la suite le centre fut
habilité à la formation des cadres de l'armée
pour les opérations terrestres et de communication
stratégique. Centre où devrait être en ce moment
même le Général Alexander.
Pourtant, il y
a peu, la planète a du sortir de son mutisme profond pour
quelques minutes, une sonde s'est détachée de la zone
de gravité de F-ESC-5 à destination de Satawal. Son
but? Le message suivant:
Le Général devrait bientôt être de retour!
Le médaillon de la fierté
Les
« Abeilles » ont gagnées leurs lettres de noblesse
lors d’interventions risquées. Prenons une mission à
haut risque confiée à l’Abeille n°2 et
escortée par le deuxième escadron de Frelons.
Sa
mission était simple, récupérer un vaisseau «
cadre » de la flotte du Général Alexander
fortement endommagé. Ce choix été motivé
par des bruits de couloir qui courraient au centre « O »
mentionnant une attaque d’interception pouvant avoir lieu sur
la Lune d’Olimarao dans les jours à venir. Quoi qu’il
arrive, ce vaisseau, le VB 0 061, ne devait pas être perdu, de
conception banale, il avait été produit sur Satawal
mieux équipé en infrastructures de construction.
La
particularité du vaisseau était celle d’avoir été
l’un des premiers vaisseaux accueilli par la base souterraine
F-ESC-5. Les secrets de développements ne devaient pas pouvoir
être récupérés par l’ennemi en cas
d’attaque et ou d’opérations dites de «
recyclages ». Le risque encouru eu été celui de
révéler le bon niveau technologique atteint par la
République Pacifique et ainsi d’attirer des mercenaires
voulant la récupérer à moindre frais.
L’opération de récupération était
bien rodée. L’Abeille devait annoncer son arrivée
sur la position future de la flotte un jour à l’avance,
le temps pour le commandant de la flotte au courant des «
manœuvres spéciales » d’évacuer le
vaisseau et d’expliquer à l’équipage
concerné la nécessité de faire remorquer le VB
pour réparation. Généralement, l’équipage
obéit sans poser de question, toutefois, pour les moments
critiques, un système d’alarme de sécurité
demandant à évacuer le vaisseau pouvait être
actionné à distance pour forcer l’équipage
à quitter un vaisseau soi-disant en mauvais état et
ainsi favoriser l’intervention de l’Abeille. Seuls les
commandants de flottes disposent des mots de passe d’accès
au système informatique de l’ensemble de leurs vaisseaux
sur leur clé de sécurité.
De part le
passé, les grandes marines terrestres avaient toutes leur
petites astuces pour conserver les mots de passes. La marine prise
pour modèle par la République Pacifique fut celle de la
Russie communiste où les clés d’activation des
missiles nucléaires étaient portées par trois
personnes sur un même bateau en pendentif sur un collier
toujours divulgué discrètement sous le col de leur
tenu. De nos jours, la clé n’était autre chose
qu’un médaillon remis au commandant de flotte à
Elato avant toute mission. Ce médaillon est une copie conforme
de celui remis à la fin de la scolarité à tout
officier supérieur ayant réussi avec brio ses examens.
La tradition voulant que ce médaillon doive toujours être
porté au cou par fierté d’appartenance à
la flotte… La taille de ce médaillon était celle
d’une petite pièce de monnaie. La seule différence
était que ce médaillon spécifique était
traité d’une matière rare renfermant la liste des
codes d’accès.
Le CF (commandant de flotte) pouvait
récupérer cette liste en appliquant de la cire rouge
fondante dessus. Cela dissolvait la matière et libérait
un microfilm toujours situé sur le sommet de l’aigle à
deux têtes du médaillon face arrière. La consigne
était pour le CF d’appliquer de la cire jaune pour
détruire le microfilm en cas de possible perte de combat. La
cire jaune dispose en effet d’un produit inflammable qui
s’active lors de la solidification de cette dernière qui
après avoir dissout la matière traitée, brûle
le microfilm et consume la cire. Aucune trace ne restait…
l’honneur et les secrets restaient donc saufs.
«
L’ingénieur en chef » de l’Abeille dispose
d’un même médaillon mais avec un seul code, celui
de leur objectif.
L’Abeille n°2 avait annoncée
son arrivée sur les lieux un jour à l’avance, un
message de confirmation avait été retourné par
le CF confirmant le début des manœuvres. Les techniciens
de l’Abeille se préparaient donc à effectuer leur
mission une fois de plus.
Le lendemain, à quelques heures
avant l’appontage définitif, l’Abeille active ses
radars de proximité pour préparer son cours au milieu
des vaisseaux de la flotte et constate une forte concentration de
navires plus ou moins importants de par la taille mais n’arrive
à en identifier qu’une faible partie d’entre eux,
la flotte était en pleine bataille ! La mission de l’Abeille
s’annonçait plus difficile que prévue, le centre
« O » avait visiblement sous-estimé les menaces…
… à suivre, «
La leçon d’Homère »,
La leçon d’Homère
Après
s’être aperçu de la situation mal entamée,
l’équipage s’est résigné à
réaliser sa mission : récupérer le VB 0 061 et
l’acheminer dans la plus grande discrétion vers F-ESC-5.
Il y avait une bonne nouvelle, le vaisseau semblait se situer à
la périphérie de la zone de combat, l’Abeille en
pris la direction en évitent tant bien que mal d’être
assimilé à un navire de combat. Ils profitèrent
du moment pour alerter les Frelons en envoyant un message crypté
à leur attention leur demandant d’activer leurs missiles
à fragmentation de génération 2001. Les Frelons
devaient être partis quelques jours après afin de ne pas
perturber la bonne avancée de la mission, ils ne devaient que
s’assurer que personne ne suive le VB. Avaient-ils bien reçu
le message ?
La spécialité des forces spéciales
est de savoir associer vielles méthodes et techniques avec les
plus modernes afin d’être le plus efficace. En effet,
beaucoup de vieilles pratiques tombent en désuétudes et
deviennent, du coup, plus efficaces que les toutes dernières
développées. Une fois de plus, les Abeilles allaient
utiliser un stratagème connu depuis longtemps mais toujours
aussi efficace.
Le CF n’avait pas eu le temps
d’activer la manœuvre spéciale de débarquement
de l’équipage. Cette fois, l’équipe devra
tout faire ! Ainsi le vaisseau s’approcha du VB et demanda
l’autorisation de s’arrimer au dessous de son tronçon
avant afin de ravitailler les canonniers. Le commandant du vaisseau
faisant confiance à la signature du vaisseau prouvant son
origine de la République Pacifique et vu la nécessité
de ravitailler autorisa la manœuvre. L’Abeille apponta,
et le technicien en chef demanda à voir le commandant du
navire (CN) afin de valider les formalités administratives.
Sur le chemin vers le pont de commandement, le technicien en chef
avait décroché son médaillon de son collier et
placé celui-ci à la base de son majeur et de son index
le plus discrètement possible afin d’éviter
d’éveiller la curiosité des gardes les
accompagnants. Arrivés au bureau, les techniciens entrèrent
et demandèrent de prime abord au CN de signer un papier
officialisation la mise en place des munitions à destination
de canonnières avant. Les munitions ne partent pas dans la
nature et le suivi des stocks reste un crédo important
toujours dans le souci de la sécurité et la
conservation des secrets industriels. Afin d’officialiser
l’acte, le technicien en chef demanda d’officialiser le
document avec un cachet en cire rouge. Le CN se mit a chercher la
cire alors que les techniciens se regardèrent silencieusement,
les regards convergèrent vers le chef qui lui se posait une
question évidente : comment lire le microfilm en discrétion
? Il va falloir improviser ! Le silence se faisait pesant, la petite
équipe transpirait dans sa tenue de quasi-cosmonaute devant
protéger des chocs de températures… Le CN se
tourna donc vers l’une de ses commodes pour en retirer une
fiole de couleur rouge et s’apprêtait à en verser
sur le document lorsque l’un des techniciens l’interpela
:
- Mon commandant, nous devons appeler la base afin d’obtenir
le code de libération des munitions enfermées dans nos
soutes. Pourrait-on obtenir une liaison sécurisée et
rester seuls le temps de la conversation ?
- Bien sûr, le
téléphone est sur le bureau, la ligne directe vers
Elato est le 0001.
- Merci mon commandant !
Profitant du
moment d’absence du CN, l’équipe s’afféra
à verser la cire rouge sur le médaillon et à
simuler un coup de téléphone tandis qu’un
troisième tentait de lire, à l’abri de regards
indiscrets le microfilm grâce à une console portative.
C’est à ce moment qu’un homme toquait à la
porte et rentra dans la foulée :
- Bonjour, je suis le
commandant en second du navire, le CN a dû s’absenter au
vu des tournures prises par la bataille, je viens pour vérifier
la bonne finalisation des procédures administratives,
avez-vous fini ?
Deux secondes très longues où
l’équipe s’observa pesèrent avant que le
technicien en chef affirma de la tête, et invita au commandant
en second de presser le tampon officiel dans la cire encore chaude.
La petite équipe sortit donc du bureau afin de chercher
les munitions dan leur vaisseau. L’homme à la console
portative, lui, était resté dans le bureau, caché
derrière une armoire dans un coin et se dirigea vers le
panneau de contrôle présent dans le bureau. Il activa le
code qu’il avait finalement eu le temps de lire. Les quelques
secondes d’attentes avant le début du hurlement des
sirènes de sécurité demandant l’évacuation
furent interminables… la technique du cheval de Troie avait
bien fonctionné, l’équipage de l’Abeille
était dans la place…
… à suivre,
«
Les couleurs de l’Espace »,
Les couleurs de l’Espace
Alors
qu’un branle-bas de combat généralisé
avait envahit l’atmosphère, les techniciens essayèrent
de rejoindre le poste de commandement du vaisseau.
C’était
sans compter l’encombrement des couloirs où tout e
personnel tentait de rejoindre sa capsule d’évacuation
afin de rejoindre un autre vaisseau proche pour y servir au mieux.
Hormis l’alarme hurlante, on pouvait entendre la plupart des
pagers individuels sonner pour donner le numéro de la capsule
à rejoindre ainsi que la destination de celle-ci. De cette
manière, chaque homme d’équipage savait ce qu’il
devait amener avec lui comme tenue de combat depuis sa cabine. C’est
dans cette marée humaine que les techniciens tentent de
rejoindre le poste de commandement pour prendre la direction des
opérations. Au fur et à mesure qu’ils s’en
approchaient, la densité à fendre se faisait plus
faible pour enfin arriver sur le pont principal. Il avait été
déserté ainsi que les autres postes.
Après
avoir condamné l’accès au pont, chaque technicien
pris un poste bien particulier, l’un la radio et le radar,
l’autre le poste de direction, un troisième le système
électronique et la défense. Les autres étaient
là pour donner des coups de main bien précis et
coordonner la manœuvre.
Le responsable de la mission
visualisait l’état des départs de l’équipage.
Les premières capsules de secours étaient déjà
arrivées à destination lors que la grande majorité
venait juste de se détacher du navire.
La vue depuis le
pont de commandement était spectaculaire, sur la gauche, on
pouvait assister au déroulement de la bataille avec les
innombrables vaisseaux et illuminations dues aux tirs et boucliers. A
cela commençait à se mélanger un véritable
nuage de capsule cherchant le vaisseau à rejoindre. La plupart
des capsules amarrées sur le flan droit du navire devait
contourner le navire afin de rejoindre l’essentiel de la flotte
côté bâbord. Certaines passaient très près
du poste de commandement, tel un hommage au vaisseau auquel
l’équipage avait servit. Les petits points verts dû
au réacteur des capsules pullulaient non loin du navire…
ans le contexte, le paysage aurait pu être assimilé à
un tir de feu d’artifices ou à un spectacle de lumières.
Restaient encore quelques capsules qui tardaient à se
détacher dont certainement celles des responsables du navire
devant partir en dernier. Au bout d’un moment le chef d’équipe
s’exclama : « que font-ils encore là ? Se
doute-t-ils de quelque chose ? ». Puis se tournant vers le
responsable de la barre qui n’avait encore fait à part
profiter de l’inertie du vaisseau pour se familiariser avec les
commandes :
- Décroche-les moi !
- A vos ordres !
Le
pilote engage une petite succession de manœuvre brusque afin de
simuler un tangage dangereux synonyme de la perte d’équilibre
du vaisseau et de sa lente décomposition et chute dans
l’espace. Peu après, les cases jaunes symbolisant les
derniers vaisseaux se mirent à l’orange synonyme de
départ imminent.
- Bien joué ! Bravo les gars, ont
a réussi l’impossible, évacuer un navire sans
même que personne ne s’en rende compte !
En effet,
peut après, les couleurs passèrent au rouge et
l’ensemble de l’équipage devait être parti
servir la République sur d’autres postes. Il était
temps d’éteindre l’alarme et d’arrêter
toutes les lumières pour rendre le vaisseau sombre et ainsi
plus difficile à cerner dans le noir céleste. Le VB
ressemblait plus à une grosse masse en lente perdition qu’à
un fleuron d’armée. Il dérivait ainsi vers
l’extérieur de la zone de combat pour échapper à
des tirs peut-être fatals pour lui.
A l’homme du
radar d’interpeller le chef :
- Ca y est, son continu sur
le cap 0O32 en direction de la planète la plus proche tribord,
nous devrions être quasi indécelables d’ici
quelques heures.
- Oui à condition que toutes les lumières
se soient bien éteintes. Croisons les doigts pour arriver à
ramener ce vaisseau intact à la base. Eteignez tous les
moteurs et laisser l’inertie du vaisseau faire le reste. A
présent, nous avons le temps.
C’est alors à
l’un des observateurs de rajouter :
- L’Abeille,
elle, doit toujours être allumée !
- C’est
vrai ça, vite, vous deux, allez l’éteindre, son
jaune avec les lumières internes vont la rendre trop voyante
arrimée sur ce vaisseau ! Et à la barre essayez
d’incliner le vaisseau pour éviter qu’elle
n’éclaire trop la zone de combat.
Les deux hommes
partirent en direction de l’Abeille afin de la rendre invisible
alors que le vaisseau se pencha légèrement rendant les
déplacements un peu plus difficiles…
…à
suivre,
« Le riz de la colère »
Le riz de la colère
Les
deux techniciens sont partis en direction de l’Abeille afin de
couper les dernières sources de lumière de l’ensemble
du vaisseau en mouvement. Le technicien en chef, Lieutenant Garnou de
son vrai grade militaire, lui, s’était mis à la
recherche de quelques réserves de nourriture pour l’ensemble
des cinq personnes. Il partit muni d’une lampe de poche
miniature, fixée sur son épaule droite juste à
la base du grade qu’il portait.
- Vous pourrez refermer le
pont derrière moi, je toquerai trois fois à deux
tonalités différentes, comme d’habitude.
-
Reçu !
Heureusement que le navire était fléché
et disposait de panneaux afin de se déplacer sans perdre son
chemin. Cela allait lui éviter de perdre son temps à
chercher son chemin. Au bout d’une demi heure, les deux hommes
partis rendre le vaisseau invisible à l’œil nu se
firent reconnaître à l’une des deux portes
métalliques verrouillant l’accès au poste de
commandement et annoncèrent la réussite de leur
objectif.
- En fait, seul les veilleuses étaient encore
allumées, on ne devrait pas avoir été suivi ni
vu à mon avis, au fait, il est parti le Lieutenant ?
-
Chercher des provisions à la cuisine, bon, je rétablis
l’équilibre du vaisseau pour faciliter ses déplacements,
pas trop galéré pour faire l’aller-retour ?
-
Ecoute, ca va, je pensais que cela allait être bien plus
compliqué, heureusement surtout qu’on se souvenait à
peut prêt on s’était arrimé !
Alors que
le vaisseau reprenait sa position d’équilibre, Garnou
approchait des cuisines et fut soulagé de savoir qu’il
allait pouvoir transporter la nourriture sur une succession de
niveaux plats. Il entra dans le messe par la porte réservée
par les officiers et constata la bonne conception du vaisseau qui fit
perdre le moins de temps aux officiers devant peut-être se
rendre au plus vite sur le pont. Il s’approcha alors des
cuisines proprement dites pour y trouver où étaient
stockées les conserves et les soucoupes de chauffage. A
l’ouverture du deuxième carré, le spectacle fut
désolant, des plats en préparation avaient été
renversés, surement le fait de l’inclinaison du
vaisseau, il s’empressa de fouiller les étagères
pour ne pas traîner dans cette odeur pesante de viandes et de
sauces froides. Le chef ouvra alors un placard et y trouva son
bonheur, ce bon vieux riz en sachet !
- Ca fera l’affaire,
on le chauffera dans notre bouilloire à eau.
Il prit une
sacoche isotherme qui traînait littéralement sur la
planche de travail et la remplie pour reprendre son chemin vers le
poste de commandement. En repassant à travers le messe, il vit
du pain sur les tables devant accompagner le prochain repas de
l’équipage, et s’en prit quelques uns sous le
coude afin de sustenter son équipe au mieux les premiers
temps, avant qu’il ne se rassit. De retour au poste de la
direction, Garnou lâche :
- On va mangez du riz les gars
les premiers temps, et tâchez de ne pas casser la bouilloire.
Du neuf ?
- Non, tout est dans l’ordre chef,
- Parfait,
on va alors commencer de suite à faire cuire ce riz.
La
petite équipe fit alors cuire son riz à tour de rôle
dans la petite bouilloire afin de préparer les prochains jours
de navigation prévisiblement ennuyeux. L’un des deux
major de l’équipe reprit alors le poste radar laissé
vide quelques minutes et constata l’apparition de deux
vaisseaux de faible taille non identifiés, donc ennemis. Au
Lieutenant de donner les premiers ordres :
- Vous deux, les
adjudants, prenez le poste de commandement en main et mettez les
boucliers et réacteurs en préchauffage. D’ici
peu, on va arriver à proximité de cette planète,
autant aller s’y cacher.
Les chasseurs légers
longèrent le VB et le doublèrent avant de faire
demi-tour et le re-survoler. Durant la manœuvre, ils ont pris
soin d’armer leurs moyens de destruction et amorçaient
une position belliqueuse côte à côte afin d’éviter
d’offrir trop de surface d’attaque aux positions de
défense, même débranchés du VB.
-
Activez le bouclier, puissance moteur maxi bâbord, allumer les
armes tribord !
Le vaisseau entama un mouvement rapide de pivot
qui devait permettre au VB d’utiliser toutes les armes de son
flan droit pour tirer sur les chasseurs légers qui seront
alors de dos. Malgré que le bouclier n’ait pas atteint
ses valeurs maximales, il absorba amplement les lasers utilisés
par les Chasseurs Légers, ils devaient visiblement penser que
cela allait être une cible facile et une source de décoration
facile pour avoir abattu un vaisseau ennemi. C’était
sans compter la bonne initiation du Lieutenant aux tactiques
militaires… La manœuvre fut juste, les armes avaient
alors eu le temps de chauffer et la salve tirée ne rata pas sa
cible, si fine soit-elle.
- Bien joué tout le monde, on
finit de faire un tour complet sur non même, conserve les
moteurs des boucliers sous veille puis se laisse filer derrière
cette planète en éteignant les moteurs au plus vite. Je
pense que cette fois, on va pouvoir finir de se restaurer avant que
le riz ne refroidisse.
…à suivre, «
Adjudant Ivan »
Adjudant Ivan,
«
Je crois que le moment des présentations est venu »
lâcha le Lieutenant à son équipe toute affairée
à manger le seul riz avec des morceaux de pains arrachés
à la vite les uns des autres. Le radar affiché sur
l’écran principal servait de toile de font avec les
quelques lumières allumées aux grandes présentations
de chacun. Même si l’espace n’était pas
visible, les volets intérieurs étant fermés,
l’ambiance fut chaleureuse et amusante pour l’ensemble de
l’équipe. Autant dire que le temps passait sans même
affecter la sensibilité de chacun, l’un ou l’autre
avait oublié que le riz pouvait refroidir, captivé par
le récit de précédentes missions vécues
au préalable de l’un ou l’autre, le Lieutenant
avait donné l’impulsion et trois autre membres avaient
embrayés facilement. L’avant-dernier était en
train de finir son autobiographie, debout au milieu d’un pseudo
cercle pour mieux expliquer ce qu’il a pu ressentir lors de ces
dernières heures alors que le Lieutenant pensait déjà
à autre chose.
« C’est bien, je commence à
voir qui sont ses gaillards, même à faire l’essentiel
des missions avec la même équipe ne permet pas de savoir
qui est qui. J’ai bien fait de profiter du précédent
événement pour les faire parler, ca va les souder entre
eux et rendre les futures manœuvres plus faciles. D’ailleurs
où peuvent bien être les frelons ? Toujours pas de signe
de vie sur le radar, inquiétant tout ça… bon,
plus qu’à écouter le dernier. »
- Bien,
moi c’est Ivan, j’ai 22 ans, je suis sorti de l’école
des sous-officiers au grade d’adjudant de F-ESC-5 l’an
passé et n’ai malheureusement pas eu l’occasion de
vivre autant de sorties merveilleuses telles que les vôtres,
c’était plutôt tranquille, par contre aujourd’hui
j’ai trouvé ca très bien !
- Hé bé,
t’es pas bavard mon gars, tu peux te lâcher, en trois
quart d’heure que j’ai passé à raconter ma
promotion au grade de major j’ai du en dire des âneries
et des trucs perso.
- Non pas la peine d’insister Major,
c’est sans importance, vraiment, et puis je ne préfère
pas parler de mes antécédents, j’ai moi-même
pas envie d’en savoir plus que j’en sais à ce
jour…
- Bien ! Je crois que le riz est assez froid comme
ça, on va se remettre au travail, vous deux, cherchez-moi une
route à suivre pour aller discrètement vers la base et
éviter d’éventuelles patrouilles de la flotte
ennemie autour de la zone de combat et également d’éventuels
convois de ravitaillement etc... Major, vous allez vous familiariser
avec les commandes de défense et le radar. Et pour finir Ivan,
je pense qu’il est grand temps pour vous d’aller à
la cuisine chercher de quoi tenir une bonne semaine. Profitons de
l’accalmie apparente pour nous préparer à des
jours moins faciles. J’ai vu des chariots de mise en table dans
le carré des officiers au messe. Prenez-en deux et charger de
ce que vous pouvez de non périssables. [après un court
silence, le Lieutenant se ravisa] Quoique, si vous trouvez du poisson
fumé ou ce genre de viandes préparée, prenez-en
pour cinq, histoire de varier les plaisirs pour le prochain repas.
-
Bien chef ! J’y vais de ce pas.
- Vous pouvez allumer la
radio, nous sommes assez éloignés pour ne pas être
espionnés.
- Entendu,
Le chef était fort
intrigué par la réaction d’Ivan, il pensait avoir
offert une bonne ambiance, le vaisseau est suffisamment grand pour
avoir besoin de faire confiance en chacun de ses hommes si l’occasion
devait se présenter. A coup sûr il saura confier des
responsabilités aux trois autres, mais que faire d’Ivan,
l’enfermer avec lui sur le pont ? L’emmener partout où
ce serait (non-)nécessaire à l’intérieur
du vaisseau ? Quels sont ses points forts ? Qu’a-t-il étudié
? Ne fait-il pas plus âgé au vu de sa carrure ?
Il
faudra en savoir plus sur lui, surtout sur ses compétences, 5
sur un VB aussi important que celui-ci pendant plusieurs jours, ca
fait peu, alors 4 !
…à suivre, «
Les mystères de la cuisine »
Les mystères de la cuisine
Ivan
n’était pas réapparu après près de
deux heures. Il était temps d’avoir de ses nouvelles, le
chef l’appela en vain via la radio à deux reprises.
Finalement, il répondit, « pardonnez-moi chef, mais
l’odeur de viande en pourrissement était épouvantable.
J’ai préféré nettoyer les cuisines et
jeter ce qui est avarié avant de collecter de quoi manger. »
Le Lieutenant lui somma de remonter sur le pont principal au plus tôt
et que le ménage n’était pas son travail
principal. Il l’attendait afin de lui confier le suivi de la
route navigable à suivre.
Ce n’était
finalement pas si mal qu’Ivan se soit porté volontaire à
nettoyer la cuisine, au moins, on pourrait y retourner sans gêne
pour peut être y manger tous ensemble et préparer un
vrai repas. Quoi qu’il en soit, il faudrait commencer à
relever l’équipe régulièrement pour que
l’un d’entre eux puisse toujours aller se reposer. Une
équipe se gère sur du long terme, et tous ne peuvent
être utilisés jusqu’au bout de leurs limites. Il
partirait en dernier dans la loge du capitaine de navire qui est
adjacente au pont.
- Major, dès le retour d’Ivan
vous lui confier la route que vous avez choisi de suivre et vous irez
vous reposer dans la cabine du capitaine.
Au bout d’une
demi-heure de navigation, Ivan n’avait pas redonné signe
de vie, il était temps de lui expliquer l’importance
d’un ordre donné par un supérieur hiérarchique.
Le Lieutenant le rappela en vain, cette fois, personne ne répondait.
« Major ! Allez à la cuisine chercher cet Ivan, vous me
le ramenez par la peau du cul s’il faut, quoi qu’il fasse
! Je vous remplace au radar. » Le Major partit à son
tour au pas de course en allumant sa radio portative, afin de rester
en contact. Le portatif du chef ne tardait pas à se faire
remarqué, quelqu’un tentait de le joindre :
-
Lieutenant à l’écoute !
- Major Noul’Ima
transmet, Ivan est introuvable, la cuisine n’est pas du tout
nettoyée, je peux également affirmer qu’il n’a
pas du passer par ici, attente des ordres.
Qu’a-t-il prit à
Ivan de raconter des histoires ? Où était-il ? Quelles
sont ses intentions ? Le Lieutenant ne peut pas perdre sont temps
maintenant.
- Major, collectez ce que vous pouvez grâce au
chariot de mise en table, je vous fais activer l’ascenseur pour
que vous puissiez rentrer au plus vite. Ne prenez que de la
nourriture emballée. Je vous attends terminé,
-
Reçu !
Le Lieutenant s’approcha du tableau de
commande principal et fit allumer l’ensemble des lumières
des couloirs débouchant sur le pont principal, illumina les
cuisines, et activa l’ascenseur principal. Moins e trois quarts
d’heure plus tard, l’ascenseur se mit en mouvement, le
chef et son second adjudant se rendirent dans le couloir, attendaient
à proximité de l’ascenseur, arme au poing pour
accueillir l’utilisateur. Les lourdes portes se replièrent
vers la droite révélant un chariot métallique
derrière lequel le Major se tenait près à
sortir. Les trois hommes rentrèrent dans le poste de
commandement, sans dire un mot. Les choses allaient se précipiter,
Ivan devait les avoir trahis ! Il fallait se préparer au pire.
Le Lieutenant ordonna la mise en place de la fortification du
pont de commandement. Il partit chercher quatre matelas dans les
cabines des officiers à proximité pour dormir sur le
pont même entre les quatre postes de commandement, au pied de
l’écran géant qui était suspendu au-dessus
de la baie vitrée parcourant les trois cotés avant que
formait le rectangle de la pièce. Le commandement du vaisseau
avait une place surélevé au font de la pièce. De
cette manière il voyait ce que faisait les divers membres de
l’équipage sur les différents postes de
commandement. Il a également l’ensemble des commandes
les plus sensibles directement sous la main. De part et d’autre
de sa place donnent deux portes massives sensé protéger
l’accès au pont. Celle de droite fut verrouillée,
celle de gauche ne donnant qu’au quartier des officier et à
l’ascenseur principal fut maintenue grande ouverte il fallait
pouvoir accéder à ces pièces sans craindre un
guet-à-pend dans le couloir.
A son retour des cabines, le
lieutenant fit à nouveau éteindre l’ensemble des
lumières du vaisseau hormis celles de la zone d’activité
de l’équipe. Il décida également de fermer
l’ensemble des portes coupe-feu du vaisseau pour bloquer la
progression d’Ivan dans le VB et l’empêcher
d’atteindre les réacteurs ou peut-être l’abeille.
En tout cas il avait disposé de plus de deux heures pour se
déplacer sans gêne dans le vaisseau. Tous les portatifs
furent allumés sur un canal chacun affin d’écouter
d’éventuelles communications, le seul canal 6 n’allait
certainement pas être utilisé par ce personnage
visiblement coupable de TRAHISON.
- Mon Lieutenant, je coupe
l’ascenseur ?
- Non, s’il l’utilise on le
bloque entre deux étages c’est tout.
Il fallait à
présent attendre qu’Ivan se manifeste, mais surtout
espérer s’éloigner suffisamment de la zone de
combat pour faire un compte-rendu de la situation à la base
pour demander des renforts. Le vaisseau avait allumé ses
réacteurs à la puissance maximale et pris sa route à
destination du point de rencontre avec les Frelons. Qui était
cet Ivan ? C’était en tout cas intelligent de sa part de
ne s’être pas présenté, il n’avait
pas révélé ses points faibles. A présent,
il fallait les découvrir.
Un bras de fer allait se passer
au sein du vaisseau qui avait prit son rythme de croisière
entre une équipe dans la surprise et un homme visiblement
préparé et sachant à qui il avait à faire
!
…à suivre, «
Le jeu des ascenseurs »
Le jeu des ascenseurs
Le
vaisseau se déplaçait dans l’immensité
galactique à la circonférence de cette planète
en bord de la zone de combat.
Une bonne nouvelle devait perturber
la progression de l’équipe à présent
restreinte à 4 personnes. Cinq points apparaissent sur les
écrans de contrôle radar. Identifiées sous un
code reconnaissables par l’équipage des Abeilles car il
s’agit des « Frelons ». Ils étaient tout de
bleu et de vert illuminés et facilement confondus avec les
étoiles et activités solaires lointaines. Cette couleur
était dû à l’armement des missiles à
fragmentation de type 2001. Ces armes sont destinées à
s’encastrer dans la coque pour ensuite y éclater et
provoquer d’avantage de dégâts. Ils avaient donc
bien reçu le message et attendaient patiemment sur la route
prévue au rapatriement du VB. Le Lieutenant fit alors stopper
le navire et envoya un message à destination des frelons en
signalant la possibilité de transporter un traitre.
A
partir de ce moment, ce sont les Frelons qui prennent la direction
des choses et décident la marche à suivre, ils sont en
effet responsable de la sécurité et de l’intégrité
du vaisseau jusqu’à F-ESC-5. La décision fut
alors prise d’escorter le vaisseau et de le faire pose sur la
prochaine planète sur la route vers la base afin de s’éloigner
suffisamment de la zone de combat et ainsi de travailler en caché.
Vu la gravité de la situation et les antécédents,
un message fut envoyé à l’état major de la
base secrète pour attendre d’autres instructions. Les
Frelons avaient pris la décision d’isoler le possible
traitre sur une planète inhabitée afin de procéder
à une fouille en bonne et dû forme du VB. Su la route,
l’état major ne se fit pas remarquer sur le VB mais
occupait de manière incessante les équipements radio
des Frelons. La décision fut prise d’envoyer une équipe
pour « neutraliser » l’individu et collecter des
informations sensibles.
Avant de préparer
l’atterrissage du VB sur la planète sélectionnée
par les Frelons le rythme de croisière fut diminué, la
manœuvre allait être peu facile pour quatre personnes
pour un vaisseau de cette taille. C’était sans compter
la manifestation d’Ivan.
L’ascenseur principal se mit
en mouvement, tout comme le monte plateau adjacent, comment avait-il
pu activer celui-là ? Le Lieutenant et deux de ces compagnons
prirent alors leurs armes pour attendre prés des portes.
Celles-ci ne s’ouvrèrent jamais, les deux mécanismes
de monté furent bloqués peu avant leur arrivée.
Ce n’était pas une volonté du chef, mais bien
celle d’Ivan apparemment, que faire, ouvrir les portes ?
Attendre ?
Si le chef ouvre les portes, alors son équipe
ne pourra rester protégée en retrait, s’ils
attendent, rien ne se passe… se retirer et se réfugier
sur le pont de commandement serait l’aveu d’une
faiblesse. Major Noul’Ima prit la décision d’ouvrir
les portes à ses périls, c’est là qu’on
pouvait apercevoir entre le haut de la cabine qui dépassait et
le plancher du couloir un corps gire, celui d’Ivan ! Le
Lieutenant ouvrit alors le monte-charge pour y trouver un petit
papier plié en deux reposant au milieu du plateau. Il portait
l’inscription suivante : « правило
номер один : не
выдавать товарищей!
».
Quel est le contenu de ce message ? Personne de l’équipe
n’avait apprit l’alphabet cyrillique et encore moins sa
signification, il y avait donc un sixième homme à bord,
mais où ? Le corps d’Ivan fut apporté dans le
poste de commandement à proximité du poste du
Commandant de Vaisseau. On transmit aussitôt un compte-rendu
aux frelons, qui eux, accélèrent le rythme pour
atterrir sur la planète. Arrivé au plus proche du sol
et des vallées à pertes de vue que renfermait cette
planète, deux frelons se posèrent alors que les trois
autres assuraient une « pression militaire » tout en
surveillant les alentours.
L’ensemble de la troupe
attendait à présent l’arrivée du groupe
d’intervention qui se fit désirer, rien ne s’était
passé pendant ce temps et l’ensemble des personnes
arrivaient à cran, ne sachant pas se qui pouvait se passer,
tous attendaient une manifestation de ce sixième homme alors
qu’Ivan, visiblement vivant, n’était pas revenu à
lui, souffrant d’un choc de rare violence dans son bas-ventre
comme en témoignent des brûlures. Il avait besoin d’une
assistance médicale de toute urgence, les autres membres,
d’une assistance psychologique…
Les pilotes des
frelons étaient de veille 24h/24, l’équipage
pouvait constamment voir briller des loupiottes de nuit dans les
cockpits, « à croire que ces hommes ne dorment jamais !
». Les hommes de l’Abeille, eux, n’avaient que peu
dormis et attendaient avec impatience le dénouement de cette
affaire pour profiter d’un repos. Mais le temps n’était
pas là, il fallait se prémunir de toute manifestation
hostile au sein du vaisseau. Les Frelons remplissaient la mission
d’isoler le vaisseau depuis le début sans relâche,
et pour cause, ce ne sont pas des hommes ! C’est ce que le
second Major pouvait constater après quatre ans de service
dans son unité spéciale, il vit pour la première
fois l’un des as du pilotage, rarement vaincus, jamais
défaillants, et pour cause, il n’était pas de
chaire ni d’os, mais de métal et de capteurs. Il était
sortit de son vaisseau par une soute télescopique qui s’arrête
au niveau du seul pour le libérer sur le sol. Son corps se
disloqua vers l’avant pour libérer une antenne. C’est
alors que le système informatique du vaisseau s’alluma
devint incontrôlable pour finalement s’éteindre.
Le robot venait de contrôler toute la mémoire du
vaisseau, la boîte noire fut lue et vidée de son contenu
en quelques instants, toutes les portes furent bloquée et
l’ensemble des générateurs déconnectés
des systèmes d’approvisionnement.
La manœuvre
n’avait pour but d’éviter aux Frelons toute
nouvelle surprise, le vaisseau était bel et bien neutralisé
tant qu’on n’en savait pas plus sur ce qui se passe à
l’intérieur. Les forces spéciales pouvaient
arriver sans craintes… ce qui ne mit plus longtemps. Trois
nouveaux vaisseaux, deux transports de troupe et un chasseur furtif
se posèrent non loin de là dans la vallée.
Une
odeur de végétation brulée était palpable
dans l’atmosphère, le robot regagnât son vaisseau,
et les transports de troupes laissaient d’innombrables robots
sortir de leur sein.
- Lieutenant, je ne savais pas que notre
armée disposait de robots, pourtant ce sont bien nos couleurs
qui sont représentées sur le flan de leurs cuirasses…
- Moi non plus Major, moi non plus je ne savais pas.
Le VB
fut tôt encerclé de robots de diverses formes,
certainement pour se prémunir du vaisseau lui-même, pour
la base, le VB n’était plus fiable au vu des
comptes-rendus de l’équipage. Seul un vaisseau, le
furtif n’avait pas révélé son contenu. Il
s’ouvrit, une rampe se déploya à l’arrière,
et laissa longuement nos hommes perplexes derrière les vitres
du poste de commandement, qui allait se montrer ? Visiblement, un
haut responsable de l’armée…
…à
suivre, «
Le sixième homme »
Le sixième homme
Au
vu des rubans portés sur l’épaule droite, il
était question d’un capitaine. Il portait une tenue
officielle de combat composée des chaussures de guerres
d’évolution « rangers » en matériaux
souples, résistants et doté de nanotechnologies tout
comme le reste de la tenue. On pouvait deviner un pantalon à
deux couches, l’une épousant parfaitement le corps et
l’autre amplifiant la démarche du Capitaine de longueur
7/8e, le même effet que peuvent rendre certaines jupes amples.
Ce mouvement était limité par un long manteau fendu des
deux côtés et s’arrêtant au niveau des
genoux. Le manteau rouge foncé recouvrait le pantalon blanc à
liserait noir. Les barres blanches du grade de Capitaine sont
visibles de loin. Le casque vissé sur la tête, l’étrange
personnage fit signe de vouloir monter à bord du VB.
La
combinaison, comprenant le casque, est parfaitement étudiée
aux situations de combat, elle « comprend » ce que peut
subir son porteur et agir en conséquence. Ainsi, elle peut
libérer des enzymes spéciales pour guérir des
plaies, appliquer des garrots aux points névralgiques, repérer
les points exposés à des toxines et s’adapter aux
couleurs de l’environnement si l’on active le mode
combat.
Après que le technicien en chef ait ouvert
l’ensemble du vaisseau, il rassembla ses hommes sur le pont de
commandement en attendant l’arrivée de son supérieur
hiérarchique. Il n’était pas impressionné,
mais surprit de ne pas connaître ses divisions appartenant à
l’armée. Ce sont quelques robots-droïdes qui
entrèrent en premier sur le pont, ils avaient l’air bien
« éduqués », ils protégèrent
les deux portes d’accès, constituèrent un petit
groupe au garde à vous. C’est alors que le capitaine
entra et se dirigea vers la petite équipe. Il enleva son
casque et révéla le visage d’une femme très
blanches, elle défait sa queue de cheval pour dégager
de longs cheveux bruns lisses jusqu’au milieu de son dos,
quelques mèches étaient restées par-dessus son
épaule gauche.
- Mes respects ma Capitaine ! déclara
le chef.
Le Capitaine répliqua avec un petit sourire qui
venait parfaire son visage au nez fin et au maquillage traditionnel
léger : un peu de fond de teint pâle qui recouvre une
partie de ses tâches de rousseurs, un rouge à lèvre
discret et quelques couleurs sur les paupières pour ses yeux
verts pétillants. « On voit que vous n’avez pas
l’habitude d’avoir à faire aux femmes, on appelle
un capitaine par son grade quel que soit son sexe. Je suis le
Capitaine Naliya. Je viens au sujet d’une affaire à
bord, de quoi en retourne-t-il ? »
Après lui
avoir expliqué les événements précédents,
le chef attendait la réponse du Capitaine en lui donnant le
papier trouvé dans le passe-plateau.
Le Capitaine mit
l’équipe au repos et s’assit avec eux pour leur
expliquer la situation, « ce message en russe veut dire : Règle
numéro un, ne pas trahir ses camarades. Nous avions laissé
un homme de confiance sur le vaisseau pour neutraliser Ivan, il est
endormi par une piqure. Sa faute ? Il est un espion à la solde
d’une alliance. Nous devons encore déterminer laquelle
et l’interroger. Le fait que le vaisseau n’ait pu être
évacué à l’avance, nous avons mit le
Commandant de Vaisseau au courant et sommes réjouit que vous
ayez réussit de cette manière votre mission. Vous avez
les remerciements du Général Alexander qui vous recevra
individuellement d’ici quelques jours, après que vous
ayez rédigé vos rapports. Soyez assurés de la
sincérité de ces vœux, je suis l’une des
plus proche du Général, autant dire que nous ne nous
quittons jamais. Sur ce, je vous libère pour finir la mission
».
Le Capitaine parti sur son vaisseau accompagné
par le sixième homme qui avait su frapper le bon homme. Mais
qui était ce Capitaine si proche d’Alexander ?
Il
était question d’une classe passée en commun lors
des premières années d’officier. Tous deux
étaient en ‘russe et stratégies inconnues’
et furent liés y compris dans leurs missions d’application
au sein de la confédération…
…à
suivre, «
Un soir de réception »
Un soir de Réception
La
planète d’Olimarao était en effervescence ces
derniers jours. La République devait accueillir le retour de
son Général de sa longue période de formation.
Tous étaient au courant que ce n’était pas la
dernière fois qu’il allait partir sur cette planète
lointaine et inconnue, mais ce ne sera plus pour y passer des
trimestres entiers.
En fait, le Général était
déjà arrivé plusieurs jours à l’avance
et ne s’était pas manifesté. Il préparait
sa propre réception.
Une partie des locaux du centre «
O » avait été récupérée. Une
aile du bâtiment essentiellement utile à l’organisation
de conférences et de réunion fut réaménagée
par l’armée. Les petits bureaux servirent de petits
espaces de recrutement, de présentation des métiers et
de l’activité de l’armée elle-même.
D’autres salles de réunion de taille plus importantes
accueillaient des représentants de diverses contrées de
la République afin de promouvoir la diversité
culturelle. Finalement, le grand congrès avait agrandit
l’estrade et ordonné l’ensemble des gradins pour
laisser profiter d’un concert.
Cette réception
se devait ouverte à tous, citoyens, alliés et
représentants gouvernementaux. Elle devait être relayée
sur les autres planètes dans certains bâtiments
officiels pour laisser en profiter à tous. Les lignes de
transport de marchandises allaient être ouvertes aux passagers.
Le service des transports peut en effet profiter de cette période
plus calme pour allouer des places à la population.
Le
concert prévu en première partie de soirée sur
Olimarao accueillait Mme Dodi Armstro ce soir là. Au plus
grand plaisir du Général, l’événement
était assuré par l’ensemble des techniciens de
l’artiste. Jeux de lumières, feux d’artifices
visibles par le grand dôme en verre, mélange de genres
avec l’orchestre philarmonique national… Autant dire
qu’il était normal d’avoir près de TROIS
HEURES de rallonge. En bon hôte Alexander allait remercier la
chanteuse pour sa performance dans les coulisses après
l’ultime baissé de rideau.
- Bravo pour votre
performance Mme Armstro, ça m’a fait plaisir de voir et
de vous entendre ici. Comment avez-vous trouvé l’ambiance
?
- Bien, sans vouloir vous flatter, la salle était bien
grande et nous n’avions pas rencontré de problèmes
techniques. En plus, le public nous a bien rendu le plaisir qu’on
a pu leur communiquer. Je trouve qu’il régnait une bonne
ambiance.
- Qu’en pensez-vous d’étudier la
question de composer quelques airs qui pourraient être employés
comme hymnes s’ils nous conviennent ?
- Ce serait avec
grand plaisir, c’est un exercice auquel je ne me suis pas
encore confronté, donc ça peut être un vrai défi
pour ma part aussi.
- Vous savez qu’une suite vous est
réservée sur Elato à dans le cercle des
bâtiments officiel. Vous pouvez vous y arrêter à
loisir et surtout y séjourner plus longtemps que les trois
jours initialement prévus.
- Merci, peut être je
resterai dans ces locaux, je trouve les quelques paysages assez
singuliers, à réfléchir !
Alexander
raccompagna la jeune femme jusqu’à l’entrée
des loges et pris la direction de son bureau attitré sur la
planète où le capitaine Naliya.
- Alexander, j’ai
de graves nouvelles à vous annoncer.
…à
suivre, «
Le temps des représailles »
Le temps des représailles
Le
bureau n’était éclairé que part quelques «
chandeliers » et une lampe de bureau autour de laquelle les
deux personnages échangent leur points de vue. L’ambiance
sombre était propice à la confidence.
-
Alexander, je pense qu’il faut voir les choses en face, tu n’es
pas considéré comme chef sur la base secrète. On
pouvait très bien voir comme certains se méfiaient de
toi. Le coup de la formation n’est passé auprès
d’un grand nombre. Ils ont même gentiment refusé
de présenter certains secteurs sous prétexte que la
finition n’était pas finie.
- Je vois.
- Et puis
j’ai d’autres informations très troublantes. Ivan
a également fréquenté l’école des
officiers. On a même du le croiser car il n’avait que
deux abs de plus que nous. Il n’a par contre accepté
aucun poste d’officier et s’est engagé dès
le début dans les abeilles. Pour faire simple, il a passé
le plus clair de son temps sur cette base. Je propose de prendre
l’initiative et d’aller faire un peu de ménage
tout en restant poli.
- Ce qui m’étonne, c’est
que je pensais connaître le responsable de la base, pour moi il
était de confiance.
- Ca ne veut pas dire qu’il ne
le soit pas.
- Oui, son comportement était spécial,
rarement présent souvent excusé… il voulait peut
être faire passer un message. Et s’il ne contrôlait
plus cette base comme on le pensait ?
- Je pense également
qu’il nous faut rapidement montrer un contre-pouvoir à
cette base. Je pense en effet qu’ils veulent te renverser !
-
Prenons les devants et au lieu de rentrer sur Elato, nous devrions
prendre la route de Satawal demain. Ce sera notre première
surprise. Fini les calendriers prévus trois mois à
l’avance !
Le Capitaine et le Général
prirent le chemin de leur appartement dans un grand hôtel de la
planète réservé pour l’occasion. Au
quatrième étage, deux suites se partagent l’espace
offrant des portes mitoyennes. Le général prépare
des dossiers à traiter et prend le temps de se rafraichir dans
la salle de bain quand Naliya fit irruption dans la suite. «
Dis voir, tu es où ? »
- Dans la salle de bain !
Elle entra et s’assis sur le rebord du meuble accueillant
deux larges lavabos… une jambe croisée sur l’autre,
elle le dévisage longuement pendant qu’il se rase et lui
demande faiblement, « à quoi penses-tu comme ça ?
»
- J’ai pris une décision.
- Oui ? vas-y,
je t’écoute, pourquoi cette attente ?
Naliya
avait deviné la gravité de la situation, après
ces trois années passées près de lui, dans
toutes les circonstances, elle avait pu se faire à son
caractère et décelait tôt ce que pouvaient
signifier ses attitudes.
- Je renonce au poste de chef
suprême je vais y investir l’un des ministres. Je pense à
celui que je traite en frère, le ministre de l’économie.
Il saura très bien s’occuper de la gestion courante de
la vie de l’alliance.
- Ha, et toi, tu compte devenir quoi
? Retraité ? Tu abandonnes ? Elle avait pris un petit sourire
en coin et attendait avec excitation sa réponse, elle savait
que ce n’était pas vrai et qu’il voulait faire
autre chose.
- Ben non, je continuerai officiellement d’être
porte parole de la confédération à laquelle
appartient cette République. Mais je vais réintégrer
les services d’information comme commandant, pas au poste que
j’ai pu occuper, mais au service action, comme toi. On va
reprendre la main contre ceux qui veulent la fin de cette République.
- Et moi dans tout ça, je vais tenir la main du nouveau
Général ?
- Arrêtes ! On continue bien sûr
ensemble, partout on fera ça en cercle restreint. Le moins de
personnes le savent le mieux c’est. Klaus, le futur général
sera dans la confidence et c’est tout. Dès demain on
reprend nos habitudes prises en formation en dernière année,
tu te rappelles ?
- Et comment, c’est encore ce qu’on
sais faire de mieux il me semble. On a été formé
pour ça !
…à suivre, «
Les entrepôts de Satawal »
Les entrepôts de Satawal
Alexander
profitait de la non officialisation de la nouvelle afin de rendre
visite à la base militaire de Satawal, elle servait en effet
de centre de production, tout simplement du aux compétences
qu’elle avait acquis dans ce domaine. La République
avait investit dans son développement et souhaitait en faire
un fleuron du développement. C’était ici que la
majorité de la flotte était construite, c’était
également là que la plupart des débrits
récupérés devaient être collectés
pour ne pas laisser la possibilité à des espions de
trouver traces de diverses expertises technologiques. Autant dire que
comme toute autre puissance régionale, il ne fallait pas
montrer aux autres ce qu’on maîtrise.
Alexander
avait demandé au responsable de la garde présidentielle
de bien vouloir rediriger le convoi vers la planète de
Satawal. La surprise était grande et il fallait organiser la
route, le transport des carburants et des vivres en conséquence,
autant dire que cette manœuvre n’est pas passée
inaperçue. La tour de contrôle souhaitant en premier
vérifier l’ensemble des vaisseaux empruntant la route
afin de déterminer les risques intrasèques au trajet.
La hiérarchie mise au courant souhaitait demander au général
les raisons de ce choix pensant qu’il était question
d’un test de réactivité. Autant dire que ce
brusque changement de cap avait été communiqué
sous peu à l’ensemble des autorités compétentes.
Dans sa cabine de contrôle, le général
avait réunit le capitaine Naliya, un proche lieutenant et deux
autres sous-officiers. Cette équipe formait le nouveau groupe
de contre-espionnage destiné à éclaircir les
agissements de ces derniers temps.
- Je pense que cette
manœuvre pas discrète démontre la nécessité
pour moi d’abandonner mon poste. Une fois cette passation
effectuée, nous pourrons décider de nos déplacements
en toute quiétude. Il nous faudra rapidement penser à
démarcher les services consulaires pour obtenir tout type de
papiers vierges afin de justifier nos allers et venues.
Les
vaisseaux s’approchèrent de la planète de Satawal
pour atterrir en zone militaire. Cette fois le décor planté
était bien différent de ce qui avait eu lieu à
la base secrète, les hommes de la haie d’honneur étaient
visiblement fiers de voir ainsi arriver le général
accompagné de ses hommes. C’était pour eux à
toute évidence l’occasion de montrer qu’ils
faisaient bien leur travail.
Alexander entra en premier dans le
vaste hall d’accueil de la zone de préparation finale
des équipements militaires. Devant un large ascenseur
attendaient quatre hommes, des techniciens et un ingénieur.
- Bonjour mon général, nous allons vous
présenter la nouvelle zone de production que vous avez
souhaitée. Si vous voulez bien nous suivre dans l’ascenseur,
nous allons profiter de notre descente aux niveaux inférieurs
pour vous présenter un nouveau prototype prometteur. Cette
boule est le modèle réduit d’un nouveau robot de
combat destiné aux combats en milieux hostiles, nous sommes
partis du constat que les droïdes étaient plus efficaces
aux missions de maintien de l’ordre ou de combat à
longue distance s’ils étaient munis de fusils à
lunette. Cette nouvelle génération sera testée
demain, il est évident que vous êtes invité à
y assister. Nous pensons qu’elle sera très performante
en close combat ou milieu purement militaire. Nous sommes au stade de
développement final pour vérifier s’il était
possible d’y incorporer un bouclier portatif.
- Mon
général, je suis l’ingénieur chargé
du développement et souhaite vous expliquer le pourquoi de
cette forme atypique. Il est question de faciliter le déploiement
des troupes. Vous n’êtes certainement pas insensible au
fait que le combat militaire se gagne en grande partie au tout début
si on est capable de défendre ou regagner une position.
-
Oui, je confirme.
- Dans ce sens, nous allons pouvoir stocker ces
unités dans des positions hautes comme par exemple à
flan de montagne, ou bien surtout comme vous allez le voir demain
dans les soutes des vaisseaux de patrouille. Nous pensons que la
structure résistante à plusieurs tonnes de pression
nous permettra de les déployer en « bombardement ».
C’est l’objet du test de demain. Finalement, il est
évident que leur déplacement sera facilité sur
terrain plat si nous parvenons à améliorer les systèmes
programmés de déplacement en rotation.
Arrivée
à l’étage de production, les neuf hommes voient
s’ouvrir un hall où une dizaine d’homme en armes
montent la garde. Chacun présente ses papiers d’identification
pour être contrôlé au système central. Seul
le général et l’ingénieur sont autorisés
à rentrer. C’est à ce moment qu’Alexander
demande à pouvoir être accompagné par le
capitaine et un technicien supplémentaire. La demande fut
acceptée sous la contrainte d’être escortés
par quatre soldats.
C’est alors enfin à ce
moment que cette troupe entre dans le sein des seins. Un vaste
entrepôt où sont entreposés tous les droïdes
et certains prototypes. Cette armée n’est que peu mise à
contribution, elle doit à moyen long terme permettre d’éviter
la perte de vie à la République.
- Vous voyez ?
Là-bas au font de la zone, nous avons des élévateurs
directement reliés à la surface pour évacuer
rapidement ces « hommes ». Le même chemin est
directement employé pour permettre à ces unités
d’être chargées dans les vaisseaux de transport.
L’un de vos Capitaines avait pu tester la manœuvre la
semaine dernière.
Oui, ce capitaine est ici présent,
laisser moi vous la présenter. Le capitaine Naliya…
mais je me pose une autre question, tout ici semble bien se passer,
tant mieux, parlez-moi à présent de vos problèmes.
…à suivre,
« Les grandes manœuvres »
Les grandes manœuvres
Après
d’autres explications techniques sur le milieu, les invités
pouvaient se réunir dans l’un des bureaux de recherche
développement pour discuter des problèmes du site.
«
Nous avions de la visite il y a quelques semaines » accorda un
technicien. « Nous ne savons pas encore comment cela est
possible, mais visiblement, l’homme était au courant de
nos processus et moyens de sécurité employés.
Preuve en est le fait que l’alarme intrusion s’est
activée une semaine après le passage du visiteur. Nous
avons contacté cela lors du rapport informatique transmis à
la hiérarchie. Les dates internes aux systèmes avaient
été modifiées. Nous estimons donc que cette
personne est passée il y a de cela trente jours. A ce moment
précis, nous avions pas finit de préparer la zone de
stockage et les allers et venue n’étaient pas aussi
fortement contrôlées. En aucun cas il n’a pu
constater la production de cette nouvelle armée, mais deviner
l’existence d’un projet. »
- Oui, c’est
regrettable, je demanderai à ce que soit enquêté
là-dessus. Je pense qu’il est à présent
temps pour nous de rejoindre nos quartiers. Je pense que nous allons
en toute vraisemblance assister à votre essai demain.
Nos
hommes rejoignent donc leurs quartiers, cette fois c’est une
grande maison à la lisière de la zone militaire qui
leur a été réservée. Le rez-de-chaussée
n’était qu’une vaste pièce autour d’une
énorme cheminée ouverte propice au repas au coin du feu
mais également aux réunions en rond.
Un
sous-officier prit la parole « j’ai pu voir lors de notre
visite qu’il était impossible de fouiner dans les allées
de l’entrepôt. D’ailleurs la plupart étaient
munies de cache renfermant le contenu. Ce qui me frappe le plus,
c’est cette méthode complètement automatique. Des
robots finissent de construire et entreposent d’autres robots…
Je me demande donc ce qui a pu être découvert de si
important. »
Alexander
prit la parole et demanda à cartographier la République
ainsi que l’ensemble des systèmes connus et identifiés,
y compris les bases secrètes. L’objectif affiché
est de déterminer le risque potentiel d’espionnage à
chaque endroit ainsi que la sensibilité des informations
récupérables. Rapidement, une grande carte fut donc
accrochée à un mur sur laquelle des disques de couleur
bleu et ou rouge sont apposés pour symboliser les deux
informations.
Passant chaque planète en revue, les hommes
prennent la parole au fur et à mesure que leur expérience
rappelle des détails d’importance. Visiblement, les
planètes de peuplement telles Puluwat, Sorol, Ulithi ne
semblent renfermer aucun secret. Pourtant, sur ces planètes,
certains projets ont été arrêté mais
envisages des structures défensives et de production
spécifique. Olimarao, Elato et Satawal renferment les
connaissances et le savoir lié aux technologies employés.
Il faudra sonder les activités là-bas aussi. Le
point sensible reste la base secrète. Nombre d’indices
laissent à présager qu’il s’y passe de
graves choses.
C’est à destination d’F-ESC-5
que partira l’équipe au grand complet demain. L’heure
est à la préparation de l’équipement. Le
commandant et le capitaine restent dans la maison alors que les trois
autres hommes partent dans les entrepôts militaires pour y
collecter le nécessaire à un déplacement en
terrain hostile pendant deux semaines.
- Dis Alex ?
- Oui
?
- Comme au bon vieux temps ?
- Il n’y a pas si
longtemps que nous avons quitté ces services Naliya, ce sera
facile d’y reprendre goût. Toi qui ne les a jamais
quitté, tu pourras certainement m’aider à y
retrouver mes marques. Je pense qu’on est à présent
impliqué dans une affaire bien plus complexe qu’on
puisse s’imaginer. Pas de traces, pas d’indices…
il faudra tout trouver.
- Et si on profitait de cette soirée
?
- Tu penses à quoi ?
- Si on s’avouait ce
qu’on ne se dit pas ?
« Le moment est propice »
répondait Alexander, mais tout en la regardant, il songeait
aux risques que cela pouvait créer. Partir en mission avec ce
qu’on a de plus cher, ses émotions, ses sentiments, ses
passions, son cœur… « Il n’y a aucune raison
de s’inquiéter, je préfère ça à
jouer l’un avec l’autre, et tant pis, sur le terrain on
arrivera bien à faire la part des choses » répondit
Naliya en s’approchant d’Alexander tout doucement
jusqu’au moment où tous deux étaient dans la zone
de vie privée de l’autre. Zone où chacun
n’apprécie pas ressentir d’autres personne à
moins qu’elle soit très proche… A ce moment, un
autre discours prit place, celui des émotions. Mais comment
savoir s’il était possible de faire la part des choses.
[Ndl : « Et un jour une femme… »]
…
à suivre, « Les adieux du général
»
Les adieux du général
Le
lendemain matin, l’équipe se scinda pour embarquer à
destination soit de Satawal, soit d’Olimarao. Alexander et
Naliya montèrent à destination de Satawal. L’objectif
était de tous se retrouver une semaine plus tard sur une
planète non loin de la base secrète F-ESC-5.
Alors
même que les deux personnages étaient en chemin, les
radios et médias avaient été réquisitionnés
par le gouvernement afin de diffuser un message important.
«
…a quitté ses responsabilités pour se consacrer
aux tâches de représentations internationales et non aux
tâches inérantes à la République. C’est
donc le général Klaus qui prendra sa relève et
assumera… » Naliya éteignit la radio pour
profiter du voyage et de son voisin. La traversée anonyme
octroyait de nouveau plaisirs interdits avec les fonctions de
général. Quel bonheur de faire comme tout le monde,
s’assoupir dans la foule sans crainte d’être
reconnu, être proche de celle qu’on aime sans passer pour
un idiot auprès des autres pays.
Le nouveau général
avait pris soin de rassurer les citoyens dans leur grande majorité.
Il avait annoncé faire preuve de continuité avec la
politique menée jusqu’alors. Tous pouvaient assister en
ce moment même à la cérémonie de départ
et de passation du pouvoir. L’ancien et le nouveau général
étaient côte à côte pour les photos et
prises de mains. Seulement l’homme s’éloignant du
site de l’exercice du pouvoir n’était qu’un
figurant, une doublure d’Alexander qui lui, profitait du voyage
pour préparer sa prochaine intervention « under cover ».
Les citoyens de la République ne fêtaient pas cette
succession mais profitèrent de l’occasion pour s’amuser.
En effet, cette journée avait été
déclarée chômée afin de sensibiliser
l’ensemble de la population à l’importance du
moment. L’armée, sous les vœux du Général
en fonction avait également reçu de grandes largesses,
et ce, pour que les flottes éloignées puissent rentrer
et profiter d’un grand repos forcé. C’étaient
eux les vrais héros du jour, ces femmes et hommes partis en
intervention pour le bénéfice de la fédération
dont faisait parti la République. Les aérogares ont été
assaillies par les foules, les militaires arrivent par des navettes
en rotation incessantes depuis les bases militaires. La circulation
civile avait été interdite ce jour à proximité
de tout nœud de communication, seuls les taxis gouvernementaux
avaient le droit de traverser ce périmètre de sécurité.
Ainsi, les familles recomposées se croisaient dans le ciel des
différentes planètes, les casernes furent quasi-vides,
et le nouveau Général, fier et heureux de sa nouvelle
position. Seuls les anciens de l’état-major
n’apprécièrent pas la manœuvre.
Pour
eux se pose la question de la sécurité de la
République. Ces anciens sont au fait des pratiques les plus
efficaces pour renverser un état en moins de temps qu’il
ne faut pour le dire. Les pratiques de ce jeune chef suprêmes
sont désabusantes… les gradés grondent…
L’histoire a déjà montré de nombreux
renversements de régimes dû à des fièvres
de volonté de pouvoir internes ou de croisades issues
d’empires voisins. Ce passé est l’un des
fondements de la formation des gradés de la République
et ce depuis sa fondation il y a 487 ans.
Les conséquences
de l’histoire sont instruites en stratégie, en gestion
de conflit, mais également et surtout pour la défense
passive du territoire. La planète Ulithi n’avait-elle
pas été conquise au profit d’un jour de repos de
l’armée adverse ? La chance des généraux
aux commandes de l’armée est de pouvoir compter sur la
mauvaise connaissance de Klaus dans les hiérarchies et les
rapports de forces internes à l’armée. De fait,
certaines unités et certains régiments échappent
à ses ordres vu qu’il n’est pas issu du monde
militaire mais politique. La République a ses secrets, ils
semblent de plus rester bien conservés.
…à
suivre, « Espions ou touristes ? »
Espions
ou touristes?
Le
vaisseau de transport atterrit sur Satawal pour libérer
l’ensemble des voyageurs. Un certain nombre avait fait le
déplacement pour venir admirer l’exposition galactique
de la fédération organisée, cette année,
par la République. Depuis quelques années, cette
manifestation n’était plus déficitaire et se
devait de continuer ainsi. Le gouverneur local de Satawal fit le
choix de n’implanter que le strict nécessaire à
cette manifestation.
Il avait fait vider deux musées et
réquisitionné un espace vert pour y installer
l’événement. Ce fut le bon argument pour envoyer
les ouvres culturelles sur d’autres lieux, le temps de
l’exposition pour que celles-ci soit partagées au plus
grand nombre. Un hall imposant fut par contre construit à
proximité de l’espace vert afin d’offrir des
emplacements abrités pour les exposants nécessiteux.
Les taxis gouvernementaux eurent un arrêt supplémentaire
à desservir, celui au pied de ce vaste hall de cinq niveaux,
futur palais des congrès de la planète.
Nombreux
furent parmi les exposants, ceux à vocation militaire. Ne
serait-ce que la grande majorité de la République
venait montrer leur avancée technologique dans les différents
types de réacteurs, la maîtrise de la recherche
quantique ou de la précision des lasers développés.
Ses améliorations étaient essentiellement le fruit des
investissements passés du régime. Son intention était
bel et bien de développer une autosuffisance technologique et
de savoir-faire. Les invités aussi montrent ce qu’ils
savent faire de mieux, à savoir des boucliers de nouvelle
génération, des expertises dans l’extraction de
ressource et même un tout nouveau vaisseau de combat développé
depuis de longues années parait-il.
L’espace
dans son ensemble était sous haute surveillance, les trois
accès étaient contrôlés au point de
demander à chacun des documents prouvant leur origine de la
confédération. Au moment où Naliya présente
son justificatif d’employée des impôts d’Elato
(fournit par le centre « O »), un policier part dans un
bureau pour y vérifier l’exactitude des dires. Il n’en
fut pas de même pour Alexander qui avait échappé
à cette vérification aléatoire. Il ne lui
restait plus qu’à attendre non loin de là, au
milieu de cet afflux de visiteurs que le service d’ordre ne la
laisse partir. Que le temps semble long lorsqu’ on attend pour
rien. La porte du bureau s’ouvrit enfin et laissa apparaître
le policier avec ce précieux document. A en juger de la
situation, le policier demande les raisons du séjour de la
dame sur cette exposition. Finalement, après quelques échanges
verbaux, les traits du visage du policier se détendirent pour
laisser place un de légers sourires. C’est donc après
quelques minutes que le Capitaine fut libéré de ses
obligations pour enfin profiter de l’exposition.
- Il
s’est passé quoi là-bas ?
- Le policier
pensait m’avoir déjà vu, il est ancien militaire
rattaché à la marine spatiale.
- Et ?
- Rien,
son doute s’est dissipé au moment où je lui ai
parlé de l’ennui monstrueux des bureaux d’Elato,
rien de bien sérieux ! Mais venons-en au fait. On s’y
prend comment ?
- Je pense que vu l’heure, il ne nous reste
que trois heures avant que le soleil ne se couche, passons au plus
vite la partie extérieure sans s’y attarder et dès
qu’il fait nuit, nous irons dans le hall jusqu’à
sa fermeture.
- Très bien, je pense qu’on va
sûrement voir du beau monde près de ce nouveau vaisseau,
prenons sa direction.
Tout en parcourant le parc, nos deux
hommes relèvent l’essentiel, quel genre de visiteur se
promène en ce jour ouvré, où les attroupements
ont lieu, quelles nations sont les plus fières de montrer
leurs savoirs, qui préfère n’ouvrir qu’une
partie de leur surface au grand public et réserve l’accès
à une deuxième partie pour des gens triés sur le
volet… Demain, ils reviendront là où ils
pourront trouver des informations intéressantes. La nuit
tombée, le hall s’avéra une vraie mine
d’informations. L’ensemble des visiteurs et invités
s’y rassembla pour profiter des stands éclairés
et des quelques points de restauration pour rentabiliser au maximum
leurs tickets.
Chose étonnante, c'est un laboratoire
et non un manufacturier qui occupait le plus grand espace, tout le
troisième étage lui était réservé.
« Clone War » offrait un vaste hall d'accueil avec divers
ateliers présentant leur philosophie de la guerre. Divers
portes donnaient vers ce qui laissait à supposer des pièces
privatives, de fait, vu la surface de chaque étage, il devait
y avoir de vastes salons fermés derrières les murs
préfabriqués qui délimitaient le hall principal.
Il eut été intéressant de visiter l'un de ces
salons, mais chaque porte fut précieusement gardée par
des hommes aux carures musclées et par des serrures numériques
à ouverture magnétique. Il fallait donc disposer de
cartes autorisées pour rentrer.
- Dis voir Alexander,
ne penses-tu pas qu'il nous faille y jeter un coup d'oeil?
- Oui,
dès demain on se penchera plus sur ce stand, il a l'air très
intéressant...
Regarde sur toutes les portes le même
panneau: « Accès réservé aux membres
gouvernementaux »!
- Viens, on se fait oublier, on
reviendra demain avec des papiers de la République pour être
toléré à l'intérieur.
Naliya et
Alexander prirent dès lors le chemin du retour pour leur hôtel
et ainsi préparer la mission du lendemain.
...à
suivre, «
Les préparatifs d'un soir »
Les préparatifs d'un soir
Sur
le chemin du retour vers l'hôtel, l'ambiance était à
la fête. De la musique et des spectacles étaient
organisés dans le parc pour attirer les foules même en
pleine nuit. Après le contrôle de routine à la
sortie de l'exposition, qui doit vérifier qu'aucun vol n'est
commis, les deux hommes se mirent à lister l'ensemble des
points à régler pour le lendemain. Naliya s'occuperait
des papiers et des tenues, Alexander s'assurera qu'aucun membre actif
du gouvernement ne fasse irruption.
Entrant dans le hall de
l'hôtel, le couple fut interpellé par le réceptionniste:
- Ha bonjour! Vous avez de la visite, j'ai fait patienter
trois hommes dans le salon principal. Ils n'ont pas voulu me donner
le motif de leur passage mais semblaient fort impatients!
- Merci
beaucoup, nous allons de ce pas voir ce qu'ils veulent, répondit
Alexander.
Le commandant poussa l'un des deux battants de
porte donnant sur le salon. L'espace était aménagé
de tables rondes avec une allée centrale. Naliya qui avançait
à côté du commandant balayait du regard la salle
et pris le bras de son voisin pour lui indiquer la direction à
suivre. Elle avait repéré les trois hommes, qui à
la différence des autres, ne portaient pas de tenue de soirée
ou de sortie élégantes, mais des pantalons treillis
noirs avec des chaussures militaires. Les trois hommes devant se
rendre sur Olimarao étaient là!
- Mais que
faites-vous là?
- Nous n'avons pas pu nous rendre sur
Olimarao, au moment d'embarquer, tous les vols de la journée
ont été supprimés pour raison d'insécurité
de la ligne. Nous avons alors fait le choix de venir vous rejoindre
au plus vite en embarquant au sein d'un appareil militaire.
-
C'est étrange que tous les vols aient été
supprimés précisa la capitaine.
- Oui j'ai aussitôt
suspecté que nous ayons été découverts.
C'est pour cela que j'ai pris la décision avec Tium et Ura de
venir au plus vite ici.
- Très bien, il nous faut alors
changer nos plans et partir du principe que nous devons agir sans
soutient. Montons à ma chambre, vous la prendrez pour
installer vos affaires, je rejoindrai Nalyia dans la sienne.
- Ho
ho mon commandant!
- Trêve de plaisanterie, c'est sérieux
ce qui se passe.
Les cinq hommes s'engageaient dans le
couloir et prirent la direction de la première chambre, Ura
Tium et le Major se mirent de suite à ranger l'ensemble des
équipements apportés par chacun dans deux sacs de sport
au même moment ou Alexander débarrassa les lieux. Les
réunions se feront dans la chambre du capitaine, l'équipement
lourd sera entreposé dans l'autre. Au bout d'une heure de mise
en place, toute l'équipe se retrouva dans la chambre située
plus au fond dans ce couloir.
- Bien, il nous faut préparer
notre journée de demain, nous avions prévu avec Naliya
de ne rester que deux jours, et d’ensuite partir des zones
d’influences de la République. Nous avons repéré
un stand quelque peu étrange, nous nous concentrerons dessus.
Il n’en reste pas moins, que les ventes trop visibles d’armes
dans le parc sont aussi inquiétantes. Donc tu seras chargé
de repérer qui s’y présente, qui achète et
qui vend. Le centre vérifiera les informations et renseignera
la base de données.
- Bien, je me fondrai dans la foule.
- Par contre, Tium et Ura, nous aurons besoin de vous demain,
poursuivit Naliya en prenant la parole à Alexander. Nous nous
sommes attardés hier dans le salon d’exposition,
visiblement, seuls les officiels pourront passer. Vous devrez jouer
ce rôle !
Les deux hommes prirent avec plaisir le rôle
important qu’ils devront jouer. Après l’exposé
et la concertation longue des objectifs du lendemain, chacun prit sa
responsabilité.
En ce début de nuit, les étoiles
avaient pris la place des nuages dans le ciel de Satawal. Le calme
succédait à la fête organisée dans le
parc, la nature prit l’ascendant sur le territoire qui, pour
quelques jours, allait être le lieu de rencontre des militaires
divers et variés. Le petit étang formait un miroir
parfait dans lequel l’ensemble des fenêtres de l’hôtel,
seules illuminées, restait le symbole de la présence
humaine.
Derrière ces fenêtres, Alexander téléphone
pour disposer d’uniformes, Naliya recherche les informations
sur la structure du bâtiment et répertorie l’ensemble
des accès possibles, Tium apprend l’ensemble des
informations sur l’état de l’arsenal de la
République, il sera un responsable d’achats
stratégiques, Ura, quant à lui, sera un conseiller
officiel et répertorie l’ensemble des théâtres
d‘opération pour savoir justifier et motiver certains
choix d’achat.
La nuit allait être courte, mais ces
hommes y sont habitués, demain, il faudra savoir faire preuve
d’attention et être en forme. Un dossier sensible semble
s’ouvrir !
…à suivre, «
en route ! »
En route !
Au
réveil, Alexander pouvait apprécier la douceur d’un
soleil transperçant les rideaux de la chambre de Naliya. Ce
réveil en douceur laisse le temps nécessaire à
tous les sens de se mettre en activité. Il sentait bon le café
à travers la chambre, la couleur claire de la chambre laissa
sous-entendre un petit déjeuné copieux. Le silence
aussi apportait sa contribution à cette ambiance apaisante.
Seul le toucher allait devoir être testé. La main gauche
se mit à chercher une résistance qui n’était
pas là… La vue devait constater ce vide, d’un
geste frénétique, le commandant se retourna dans le lit
pour en effet constater que sa compagne, dans la vie comme au travail
avait déjà quitté sa place. Il ne restait plus
qu’à passer la porte mitoyenne des deux chambres pour
rejoindre le bruit et le brouhaha qui s’en échappe.
Après avoir mis une chemise et un pantalon militaire,
il s’aventura dans la chambre connexe où Naliya et Ura
discutaient autour de plusieurs uniformes. Ceux-là doivent
constituer les parures à porter d’ici quelques minutes.
- Tu es levée depuis quand ?
- Moi ? répondit
la Capitaine. Ca fait à peu près trois quarts d’heures.
Nous avons déjà tous pris notre douche, dépêches-toi
si tu souhaites, on devrait bientôt y aller.
- Déjà,
je n’ai pas entendu le réveil ce matin.
- Normal, je
l’ai éteints !
- Bien, j’espère que
chacun sait quoi faire, je file sous la douche et on fait le point.
En ouvrant la porte de la salle de bain, le commandant
pouvait, la serviette à la taille constater qu’il était
en retard. Il était le seul à encore devoir s’habiller.
Son rôle allait être celui d’un conseiller
technique. Il devra répondre aux questions que pourront se
poser les deux dignitaires et que Naliya pourra se poser en qualité
de haut fonctionnaire devant rendre des comptes à la
commission de contrôle des budgets militaires. « La »
capitaine était habillée en civil tout comme tous les
autres membres de l’équipe, seul le Major avait gardé
une tenue militaire.
Ce dernier avait pour mission de nettoyer
les lieux. Depuis quelques temps, il faisait déjà des
allers-retours entre les chambres d’hôtel et le vaisseau
de transport de dotation lors de cette mission. La plupart des habits
et costumes sont transportés dans des valises hautes pouvant
accueillir des garde-robes entières sans les plier. La tenue
d’Alexander lui fut attribuée sans lui demander son
avis. Vue l’heure, toutes les valises devaient être
prêtes voir mises en soutes sur le tarmac. Outre les habits, le
Major se devait de garantir la communication entre les cinq hommes.
Chacun était équipé d’une sonde de
détresse pour alerter l’équipe d’un danger
grave et vital pouvant mettre à mal l’objectif du jour :
déceler des trafiquants pouvant favoriser un contre-pouvoir au
sein de l’empire.
C’est dans la précipitation
que le commandant devait finir de se préparer, tous
l’attendaient déjà dans le couloir pour laisser
au major le soin de finir de nettoyer les chambres. Aucune trace ne
devait rester après le passage de ces hommes des services
spéciaux. C’est en ajustant le col de sa chemise
qu’Alexander prit le pas de porte.
« En route !
», s’exprimait-il pour donner le départ de la
mission ce matin-là. Tium revisa les plans architecturaux du
palais des expositions, Ura vérifia une quatrième fois
le bon fonctionnement mécanique de son arme à feu de
type 20e siècle.
- Ajuste tes manches Alex, tu ne
ressembles pas à un haut responsable là.
- Ha, je
vois que tu as l’œil !
- Ben sûr, les femmes
ont l’œil pour ces questions, c’est connu non ?
-
Depuis que je me suis levé, je n’ai pu que t’entendre
me faire des reproches, que se passe-t-il ?
- On est en mission
depuis hier, l’aurais-tu oublié ?
- Certes non !
Mais quand même !
- Je ne souhaite pas mêler de ce
qui ne me regarde pas, mais il est vrai qu’on devrait vite
refaire le point de ce que nous devons faire en cas de découvertes.
- Tu fais bien de demander Tium, le commandant devrait pouvoir te
répéter tout cela le temps que l‘ascenseur
n’arrive au rez-de-chaussée.
L’accueil de
l’hôtel était en effervescence, nombre de
touristes étaient venus y séjourner pour ensuite aller
se balader dans l’exposition. Toutes les hôtesses étaient
sollicitées au pupitre pour trouver réponse aux
réclamations diverses et variées. Le major, lui,
attendait enfoncé dans un fauteuil non loin de là et «
montait la garde » et buvant une boisson chaude au doux parfum
vanillé. Il scrutait l’ascenseur tout en cherchant la
présence d’individus suspects. C’est à cet
instant précis que les portes de l’ascenseur n°3
ouvrit ses portes et libéraient ainsi trois hommes et une
femme, tous très sérieux, qui prirent la direction de
l’extérieur d’un pas décidé. Les
lunettes teintées vissées sur le nez et l’attaché-case
au poignet, ces hommes d’affaires connaissaient les limites à
ne pas franchir pour leur prochaine négociation.
Le
tourniquet de l’entrée se mouvait dans le vide à
présent, le coup de rush était passé, l’hôtel
pouvait se préparer au débarquement prévisible
des touristes pour se soir et donc nettoyer l’ensemble des
locaux. Un serveur prit attention de récupérer la
vaisselle laissée sur place par les clients, il posa sur son
plateau une large tasse encore chaude à l’odeur de
vanille tout juste entamée…
…à
suivre, «
Le verre bleu »
Le verre bleu
«
Clic clop ! », c’était le bruit de confirmation
que faisait le portique dès qu’une personne passait au
travers avec son billet dûment payé à l’entrée
de l’exposition. Les cinq membres du groupe venaient de rentrer
un plein pied dans l’objet de leur mission. Les dernières
heures avaient suffies à faire monter la pression et le stress
nécessaire pour être concentré.
Tium et
Ura se montrent intéressés à proximité de
tous les stands. Rapidement, ils prennent le chemin de l’étage
réservé à « Clone War » pour y jouer
le rôle d’acheteurs - flambeurs. Un représentant
de la société prit soin d’accueillir les
officiels et de les questionner afin de déterminer les raisons
de leur visite.
- Nous venons afin de s’assurer être
toujours à la pointe dans les questions militaires.
- Je
vois, peut être nous saurons vous aider. Vous cherchez ou
attendez quelque chose de précis ?
- En fait, oui et non,
le gouvernement que je représente, et qui vous accueille est
prêt à mettre beaucoup d’argent sur le compte de
celui qui saura lui présenter des technologies encore
inexploitées.
- Je comprends, mais il va falloir en
premier discuter de vos ressources actuelles et ainsi comparer vos
équipements au standard d’aujourd’hui et
finalement a ce que nous saurions être susceptible de vous
proposer.
Une première discussion débute entre
les trois hommes vite rejoints par un second représentant
portant sur les arsenaux de la République. Ura manifesta un
agacement certain lorsque 37 minutes plus tard il évoque le
sentiment de ne pas avancer dans le débat et propose à
son « supérieur » de quitter les lieux et voir des
concurrents.
- Mais non Monsieur, je vous assure que ce temps
pris était nécessaire, nous pouvons d’ailleurs
avancer et serions heureux de vous présenter quelque chose que
vous ne connaissez pas encore.
- Ha, vraiment ?
- Je vous
assure, il conviendrait par contre que nous en discutions dans l’une
de loge privative derrière ce paravent pour plus de
discrétion.
Alexander et Naliya furent priés de
les rejoindre dans cette large salle ou trônaient au milieu
deux rangées de cinq sièges très confortables
tournées vers la façade extérieure du bâtiment.
Alexander et Naliya qui jouent le rôle de consultant et
rapporteur s’étaient installés au second rang, et
furent déçus de constater qu’il n’y avait
peut être rien d’autre que des petites salles de cinéma
derrière les fausses cloisons du hall d’accueil. Il
restait une seconde porte de l’autre côté, à
quoi servait-elle ? Pas le temps pour l’équipe de se
poser ces questions, rapidement, un film présentant les
avantages de « Clone War » fut présenté au
travers d’un moyen métrage stupéfiant.
-
Comme vous avez pu le constater tout ceci ne fut que matériel,
nous savons donc bien équiper des armées entraînées,
mais comme vous nous l’avez déjà laissé
entendre, si vous êtes prêts à verser des sommes
importantes, nous serions même prêt à vous offrir
des armées entièrement préparées par nos
soins, infaillibles, et totalement maîtrisable par vous
uniquement.
- Je trouve ça très intéressant,
déclara Ura. Mais pour moi cela semble impossible.
- C’est
bien la raison pour laquelle c’est très onéreux !
- Je souhaiterais voir ça avant de signer un accord, vous
comprendrez que je n’offre pas d’argent si je ne vois pas
votre produit.
Le représentant présenta un
large sourire. Il était heureux d’avoir mis l’eau
à la bouche d’un futur client. « Nous pouvons vous
le montrer ! »
- Derrière cette porte se trouve
LA solution à tous vos soucis militaires. Mais si vous
souhaitez y accéder, vous devrez vous engager dès
maintenant à passer commande d’un régiment
galactique entier pour 74 mille milliards d’équivalent
Or. Nous n’acceptons pas de monnaies, seul le métal
précieux sera accepté.
L’engagement était
important, les finances de la République allaient devoir être
mise à contribution pour une simple enquête interne sur
de longues années. Tium se tourna vers Alexander, l’air
interrogateur. Le rapporteur aux comptes ne répondra pas.
«
J’espère ne pas être déçu »
questionna Tium tout en signant cet accord préliminaire. Il
n’allait pas être déçu en effet, tous
étaient conviés à passer derrière la
seconde porte pour rentrer dans une salle obscure. D’un
claquement dans ses mains l’un des deux représentants
fit s’allumer une forêt de tubes bleus. Tout le restant
de l’étage en était rempli. Toute la salle fut
entourée par des parois spécialement prévues à
rendre l’espace isolé du reste du monde. Des robots
armées étaient postés tout autour de la salle et
montaient la garde dans ce lieu visiblement très spécial.
Demandant Tium de s’approcher de l’un des tubes, le
second représentant annonça la couleur : « ce
sont des clones que nous avons réussit à mettre au
point et que nous voudrions vous montrer en exercice avant de passer
votre commande. Celui-ci sera complètement développé
d’ici quelques jours si nous chauffons le liquide dans lequel
il est enfermé à 42°C».
…à
suivre, «
La fuite en avant »
Fin du texte.